Ce qu'en dit la Presse :
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Mai-juin 2014 No 75 ARVA (Association Romande pour la valorisation des arts)


L’interview par MaryLis Schindelholz

DEUX ARTISTES FASCINANTES

EstelleetSilk sont deux femmes pétillantes ayant des points communs malgré des vécus différents. Elles voient le jour ,à cinq mois d’intervalle, durant une année bissextile mouvementée. Estelle et Silk sont nées de couples binationaux. Leurs pères respectifs sont suisses allemands, l’un a épousé une Florentine et l’autre une Berlinoise. Une double culture que Silk et Estelle n’ont pas prise comme une fatalité mais une force ! Estelle est une battante, une féministe de la première heure qui, sans être MLF, s’est investie dans une carrière professionnelle pleine de défis. Quant à Silk, elle décrit d’une voix douce l’attention soutenue qu’elle porte à sa descendance et à sa façon de se ressourcer en méditant.

Au fil des ans toutes deux se sont réinventées pour s’approcher de ce qui leur tient à cœur. Elles ont eu la patience de ne pas brusquer leur éclosion artistique. Leurs peintures sont autant de libérations d’elles-mêmes révélant leurs tempéraments: l’un prudent et l’autre plutôt rock’n’roll. Avoir rencontré Silk et Estelle séparément en ce début d’année 2014 m’a donné envie d’entrecroiser leurs trajectoires. Silk m’a reçue dans son salon de Lausanne, autour d’un thé fumant réchauffant cet après-midi pluvieux de janvier. En février j’ai pénétré dans le jardin d’Estelle en passant entre deux girafes de cinq mètres hauteur; elles ont été sculptées sur place dans des troncs d’arbres. En observant leurs parcours, délurés et mesurés, on distingue quels événements ont transformé le don d’elle-même en optimisme.

 

maryLis sChi: Que s’est-il passé il y a une septantaine d’années?

SILK: Je suis née à Buenos Aires en 1944.J’ai hérité de la blondeur de mon père suisse alémanique et la matité de peau d’une mamma italienne.

E. Schmidheiny: Je suis née à Zürich d’une mère allemande. Je suis typiquement une sagittaire ayant besoin de galoper librement dans les grands espaces, ce qui explique peut-être mon mariage sur le tard.

 

maryLis sChi:Vous sentez-vous Suissesses?

SILK: J’ai grandi et me suis mariée à 20 ans en Argentine avec Eduardo Gibert. Durant nos 45ans de mariage nos quatre enfants nous ont donné treize petits-enfants. Je me sens bien en Suisse mais ma famille restée en Argentine me manque.

E. Schmidheiny: J’ai connu ma plus grande leçon de vie à l’âge de 25ans en montant et dirigeant ma première entreprise en Suisse. Dans les années septante j’ai agrandi la société que j’ai fondée en ouvrant des succursales à Genève, Lausanne et Zürich. Ce qui était avant-gardiste à ce moment-là c’est d’avoir engagé de nombreuses femmes avec des salaires égaux à ceux des hommes

maryLis sChi: Vous avez appris en cheminant à donner un sens à votre vie…

SILK: De très belles choses arrivent à qui fait confiance à Dieu pour lui indiquer ce qui est juste.

E. Schmidheiny: J’évite de parler des religions qui malheureusement se font, encore actuellement, la guerre entre elles. Monter tous les grades maçonniques m’a permis d’acquérir une ligne de conduite.

maryLis sChi:Qu’est-ce qui vous a amenées en terre vaudoise?

SILK: Entre la Suisse et l’Argentine c’est une longue histoire familiale. Être détentrice d’un passeport suisse m’a amenée à m’extraire, pour un temps, de la crise économique de mon pays natal. Depuis 2002 j’habite à Lausanne avec mon mari. J’ai apporté mes carnets de voyages remplis de dessins et d’aquarelles calés dans une de nos deux valises.

E. Schmidheiny: J’habitais Genève. En 1986 j’ai acheté ma maison à Nyon en cinq minutes sur un coup de cœur: elle le méritait tant! Étant cadre dans une entreprise vaudoise en 1990, je préconisais de se mettre sur les pattes arrières* pour mieux redémarrer après la crise d’alors. Ce principe de précaution n’ayant pas été suivi par le propriétaire j’ai dû licencier le personnel et me congédier moi-même!

*Diminuer les charges matérielles et salariales.

 

maryLis sChi:Décrivez-nous votre découverte de la peinture?

SILK: Je dessine depuis longtemps. Ce n’est qu’en2009 que je me suis mise à peindre à l’huile sur des toiles. J’ai suivi de nombreux cours chez différents artistes peintres en Suisse.

E. Schmidheiny:
Je dessine depuis mon enfance. À 43 ans suivre des cours de peinture ne m’ayant pas convenu, j’ai arrêté pour avancer seule sur ma voie artistique. Mes découvertes m’ont appris tout ce qu’il ne fallait pas faire! J’ai commencé par les portraits et j’ai rapidement pu honorer des commandes. Ce sont ensuite les mains qui m’ont passionnées et ainsi de suite pour treize sujets. Tous sont sur mon site Internet où il suffit de cliquer sur chaque thème, puis sur info, pour lire les textes que j’ai écrits. Quand je m’engouffre dans un sujet, je l’explore à fond.

 

maryLis sChi: Quels défis techniques avez-vous surmontés?

E. Schmidheiny: J’ai décroché les vieux volets en bois de ma maison pour en peindre en trompe-l’œil directement sur la façade. Mes autres fresques murales sont visibles sur mon site Internet www.lalpage.ch.

maryLis sChi:Sous quel nom d’artiste vous présentez-vous?

SILK: Mon nom d’artiste SILK est composé des trois premières lettres de mon prénom et de la première de mon nom de jeune fille Kuderli. SILKveut dire SOIE.

E. Schmidheiny
:
De mes origines st-galloises je garde le nom de mon père Schmidheiny. Même mariée je ne m’en suis jamais défaite.

maryLis sChi:Et comme on ne peut terminer un entretien sans la question rituelle : quels sont vos projets ?

SILK: En avril 2014 je quitte la Suisse pour l’Argentine en emportant mes toiles dans mes valises. Je me réjouis de retrouver mes petits-enfants et leurs parents. Mon e-mail est inchangé silvia.gibert@hotmail.com.

E.Schmidheiny: Comme les autodidactes sont les meilleurs enseignants… je continue de transmettre mes expériences artistiques et culinaires!Je donne des cours de peinture dans mon atelier au premier étage de ma maison. En concevant ma cuisine, avec la vitrocéramique de cuisson au milieu, je n’avais pas imaginé donner des cours vingt ans plus tard. Les plats mijotés sont sains et économiques comme l’étaient ceux de nos mères et de nos grands-mères. Et puis j’écris un livre au lieu de gambader comme un cheval mustang dans les grandes plaines vertes des US. Je me sens comme une Mustang (ndlr: une voiture qui a besoin de rouler à vive allure sur de grandes distances) qui sillonne les petites routes de Suisse. Aujourd’hui ma maison est un fil à la patte qui me retient de faire de grands voyages.

maryLis sChi:Comment l’audacieuse et vibrante Silk réalisera ses désirs?

SILK
: En vivant intensément le moment présent. De très belles choses sont possibles pour peu qu’on se donne la chance de les conquérir.

maryLis sChi:Comment feras-tu Estelle pour canaliser ton exubérance?

E.Schmidheiny:  Je cajole mes deux chats Schnaps et Vodka à l’heure de l’apéro! Je continue de transmettre mes expériences artistiques et culinaires !

maryLis sChindelholz:Je vous souhaite à toutes les deux de construire votre avenir au rythme des marées! Estelle, je te souhaite de savourer de petits bonheurs inédits, dans ta maison de Nyon, en continuant à surfer sur le devant de la vague. Bon vent à toi Silk qui te laisse porter par la vague te ramenant en Argentine.

2014 / Textes écrits par maryLis sChindelholz

             

Quotidien La Côte du jeudi 7 mars 2013 à la une et en page 3 !
par Daniel Gonzalez - photos de Samuel Fromhold

 

Voici ce que dit l'article :     

 

Une villa trop personnalisée pour trouver un preneur. *voir plus bas

Nyon Une maison d'une architecture des années 1930, idéalement située, est en vente depuis 2 ans. Pourtant, elle ne trouve pas d'acquéreur. Il faut dire que la villa est à l'image de l'artiste excentrique Estelle Schmidheiny qui se refuse à la vendre à quiconque la dépouillant de son âme. Un défi pour les agents immobiliers !

 

Ce que cet article ne pouvait préciser, c'est  la vraie raison de ce non-achat. En effet, ce sont les banques qui ont fermé les robinets début 2012 sur les ordres de la Finma. Lorsqu'un acheteur va voir son banquier pour obtenir un crédit hypothécaire, voici ce qui se passe : Il dévalue volontairement d'env 20 % le prix d'achat ce qui permet à l'acheteur d'économiser quelques fonds propres. Ensuite la banque établi son plan financier et voici ce que cela donne : 

Prenons l'exemple d'un crédit hypothécaire de Fr. 1'000'000.--. L'intérêt pris en considération se monte à 5% (taux supposé) + 1% d'amortissement + 1% pour les charges. Cela fait donc un taux de 7 % (peu importe le taux terriblement bas actuellement, ce que l'acquéreur devra effectivement payer), soit un coût annuel de Fr. 70'000.--. Mais pour obtenir ce crédit, vous devez prouver à la banque que vous gagnez 3 x plus, soit au minimum Fr. 210'000.--.

Depuis deux ans, la maison de Bonmont 4 peine à trouver preneur.

A vendre, une oeuvre d'art à habiter

info@lacote.ch

Au détour du petit chemin de Bonmont, au cœur de Nyon, se trouve une maison bien particulière faisant la part belle à la rêverie et à l'imaginaire grâce notamment à ses façades ornées d'un incroyable bestiaire. Cet objet atypique mis sur le marché immobilier depuis bientôt deux ans peine à trouver preneur. Son coût est fixé à 1,75 million de francs.

Entre la nuée d'oies sauvages survolant à tire-d'aile deux lions trônant majestueusement au premier étage, un berger allemand et deux chats se partageant les deux côtés de la porte d'entrée agrémentée d'une fontaine, cohabite ici toute une ménagerie pas tout à fait réelle: elle est essentiellement réalisée sous forme de fresques en trompe-l'œil. Ainsi, les deux arbres qui faisaient office de portail d'entrée sont devenus des girafes, la cloche de la sonnette s'est muée en chant de rossignol, les fenêtres s'ouvrent de l'extérieur sur des paysages de lacs et de montagnes, et les sauts de loup se sont transformés en aquariums. Un univers insolite et fantasmagorique que n'aurait sans doute pas renié Lewis Carroll. Si ce n'est que dans ce petit coin aux allures de pays des merveilles, point d'Alice, mais Estelle Schmidheiny, artiste-peintre et propriétaire pleine de malice de cette charmante résidence. "Elle a été construite en 1932 par un architecte pour son fils et a été surnommée la maison de la sorcière en son temps", raconte celle qui l'a achetée en cinq minutes en 1985, sentant la bonne affaire grâce à son flair d'ancienne cadre d'une société active dans le milieu hypothécaire.

Acheter une oeuvre d'art en soi

Cette demeure de 240 m 2 de surface habitable, à l'architecture unique, était entrée dans une morne torpeur au fil des ans étouffant sous le lierre rampant, avant que son actuelle propriétaire haut en couleur, à l'image des pièces de la villa, ne lui insuffle une nouvelle âme digne de son cachet atypique et n'en fasse une oeuvre d'art en soi.

"Cela m'énerverait de la vendre à quelqu'un qui ne l'aime pas. C'est dommage de la saccager!"

Si Estelle Schmidheiny s'est résolue à vendre il y a deux ans son petit coin de paradis pour réduire la voilure de son école de peinture et se consacrer à l'écriture, il n'est pas question pour autant de céder sa maison au plus offrant et surtout pas à un promoteur: "Cela m'énerverait de la vendre à quelqu'un qui ne l'aime pas. C'est dommage de la saccager!". Un souhait qu'a bien compris Natacha Bouisset, courtière en immobilier auprès de l'agence Bernard Nicod, chargée de trouver un nouvel acquéreur à cette résidence.

Il faudrait donc un coup de cœur, à l'image de celui qu'a eu Estelle Schmidheiny 
il y a presque trente ans pour cette villa.


Quels seraient les acheteurs potentiels d'un bien comme celui-ci? "Plutôt un couple avec des enfants en bas âge qui désirerait un objet qui a du caractère", explique Natacha Bouisset. En vente depuis six mois à l'enseigne de l'agence, la demeure aux multiples couleurs ne trouve pourtant pas preneur. Si le nombre de visites, une dizaine, se situe dans la moyenne, et que le prix de vente estimé à 1,75 million de francs correspond au marché, le style particulier de cette maison et surtout la charge des éventuels travaux à réaliser pour la transformer rebuteraient les acheteurs, aux dires de la courtière. 

Les acquéreurs veulent une solution clé en mains

Et c'est là tout le défi. Conclure la vente d'un objet qui a du caractère nécessite forcément une stratégie sortant de l'ordinaire. "Il faut que je puisse emmener les futurs acquéreurs avec moi, les amener à se projeter dans cette villa pour susciter leur intérêt. Vendre une maison comme celle-ci implique de la vivre; le problème c'est que les gens veulent aujourd'hui une solution clé en mains", explique la courtière qui précise par ailleurs qu'avoir une résidence aussi singulière dans son catalogue est un rare privilège dans une carrière d'agente immobilière. Il est vrai qu'actuellement vidée de son confort intérieur la maison a perdu un peu de son âme. Mais, l'échéance du mandat de l'agence il y a quelques jours va permettre à sa propriétaire de réinvestir les lieux et relancer pleinement son école de peinture, ce qui en un sens réjouit Estelle Schmidheiny: "Qui sait, peut-être qu'elle ne s'est pas vendue parce qu'elle voulait que je revienne?"

Néanmoins, si elle est désormais officiellement retirée du marché, elle n'en reste pas moins en vente. Et de l'aveu même de Natacha Bouisset, cette "lady", comme elle aime à l'appeler, sera plus facile à vendre une fois habitée, car elle révélera alors toute sa personnalité.

Merci Daniel Gonzalez... vous avez parfaitement saisi l'âme de cette maison ainsi que la mienne. 
Merci également Natacha Bouisset. C'est vrai que ma maison est une vraie Lady. 

 


 

Journal de Coppet de juin 2012
par Dominique Bertoncini - photo Jorge Cerqueira

voici ce que cet article dit :

L'ALPAGE de Coppet
Je suis sûre que vous avez déjà vu et admiré, comme moi, une réalisation de cette artiste atypique et totalement autodidacte, sans savoir qu'elle en était l'auteur. 

Après un parcours de vie bien rempli, Mme Schmidheiny s'installe à Nyon où elle se met à transformer sa demeure en peignant d'immenses fresques murales ou des trompe-l'œil, oeuvres qu'elle réalise également pour des tiers.
Aujourd'hui, cette femme attachante et généreuse ne peut hélas que difficilement vivre de son art. 
Elle peint à la demande et toute proposition est étudiée avec soin. Ses autres spécialités sont les diptyques d'angle, les paravents, ainsi que les portraits de bébés, d'animaux ou de mains. 

Elle peint également des aquariums, plus vrais que nature dans ses sauts de loup. Son imagination est en perpétuelle ébullition créative. La plupart de ses oeuvres sont visibles sur son site internet

Dernièrement, elle a peint pour la commune de Coppet une fresque que tout le monde peut admirer sur la place des Ormes. 
Depuis 1986, Mme Schmidheiny a également créé une école d'art, l'ALPAGE (Atelier Ludique Pour Artistes & Galerie d'Exposition), tout d'abord dans sa maison de Nyon et, depuis l'été dernier, dans son loft atelier du domaine des Perrières où elle vit. Selon l'artiste, ce lieu est également un havre de paix, de détente et de régénération. 
Les cours sont proposés à des groupe de 5 personnes au maximum, âgées de 8 à 88 ans.
"Un petit groupe permet d'effectuer un travail personnalisé. Une sortie d'intimité se crée et pousse plus loin la création" précise Mme Schmidheiny qui donne énormément à ses élèves et reçoit encore plus d'eux, selon ses dires. 
Chaque année, une grande fête est organisée à l'ALPAGE afin de présenter les oeuvres de ses élèves dont elle est très fière.
Enfin, soyez attentifs à vos boîtes aux lettres,
car Mme Schmidheiny souhaite organiser une vente aux enchères de ses toiles cette année encore. 

 

En conclusion, je vous invite à visiter son site Internet ou mieux encore, téléphonez-lui afin d'admirer ses oeuvres et de vous rendre compte de l'immense talent de cette belle personne.
Vous pourrez aussi faire la connaissance d'Alphonsine et de son fils. D'ailleurs, ne manquez pas de saluer de ma part toute cette joyeuse équipe.
Le vrai artiste, c'est celui qui partage et transmet. Merci Madame Schmidheiny.

                                     Dominique Berton
cini

www.lalpage.ch
022 362 20 86




Fémina du 6.6.2010

texte Cécile Gavlak - photo Caroline Julliard

Cet article n'est pas du tout en rapport avec la peinture à proprement parler, c'est plutôt mon histoire de vie, tout simplement.

Ce qui y est dit est juste, mais bien des choses n'ont 
pas pu être mentionnées pour des questions journalistiques
et pour préserver les personnes qui pourraient se 
reconnaître. Par exemple, le détail des frasques de ma sœur et de mon beau-frère n'ont pas pu être relatées. Elle m'a trahie par 3 fois et cela fait près de 30 ans que je lui ai tourné le dos. Il n'est pas non plus fait mention d'un homme qui a terminé sa vie avec un coup de hache dans la tête, d'un homme qui s'est fait égorger par ses employés, etc. etc.
 Ce qui est aussi très étrange, c'est que tous ceux qui m'ont fait du mal ont dû assumer une lourde facture sans que je sois l'émettrice de la créance. La destinée des uns et des autres est parfois vengeresse alors que la mienne est plutôt protectrice. Selon un astrologue connu, j'ai une très forte protection occulte. La vie m'a démontré que c'était bien vrai !

voici ce qui est dit : 


 

suite



 

Revue Suggestion, 
édition août-septembre 2009

Il est dit :  


Estelle Schmidheiny , 
artiste boulimique et plurielle

Une villa dédiée aux rêves grâce à la peinture et la sculpture…

Celle d’Estelle Schmidheiny est une œuvre en soi. Au chemin de Bonmont, à Nyon, des girafes en grandeur nature, côtoient des lions, des oies, des vaches et même un dragon qu relaie le chien dans sa mission de garde. 
A l’intérieur, une multitude d’œuvres ornent les murs, du sous-sol au dernier étage… une vraie galerie vivante.

 


L’artiste peintre, aime croquer la vie à pleines dents et cela se voit dans son art : plein de générosité mais rigoureux dans ses techniques.
Estelle Schmidheiny  est une touche-à-tout et débordante d’idées. « Côté pile, je suis une artiste peintre à facettes multiples et, côté face, je transmets mes passions aux élèves de mon école « à peindre », de décrit-elle. Par son ouverture d’esprit, elle serait davantage une citoyenne du monde qu’une confédérée helvétique. Après une enfance douloureuse dans un schéma familial difficile au quotidien, Estelle Schmidheiny a su tirer le meilleur d’elle-même afin de trouver son équilibre, gagner assez d’estime de soi pour aller de l’avant. » J’ai appris à ne pas me laisser démonter. « J’ai pris conscience de mes valeurs et que je pouvais réussir, » souligne-t-elle. Très polyvalente et curieuse de découvrir les gens et les contrées du monde, elle a été une des premières femmes à assurer la fonction de directeur d’entreprise dans une société de placement de personnel, à seulement 25 ans ! Assurances, agence matrimoniale, hôtellerie, bureau d’avocat… son parcours professionnel relève réellement de l’atypique. « J’ai toujours cherché les difficultés, J’aime les défis et gagner ».


Quelques thèmes de prédilections : le désert, la main et l’aquarium.. etc....


Après une vie confortable, elle se retrouva au chômage et s’exerça à de petits métiers, « une galère de neuf années… ». La peinture était alors sa dernière carte à jouer. « Grâce à la peinture, je ne suis pas tombée dams une déprime profonde. J’ai toujours dessiné, mais ma vie professionnelle m’avait poussée à mettre de côté le pinceau. Et en se retrouvant à un tournant de ma vie, j’ai rencontré par hasard la première cliente de l’école que j’allais créer. J’ai appris en autodidacte et les élèves m’ont, sans qu’ils s’en rendent compte, permis d’avancer ».

Si elle a toujours été baroudeuse d’une certaine façon aux plans personnel et professionnel, elle a toutefois choisi la stabilité en acquérant, avec son compagnon M’Hamed Chikr, sa villa nyonnaise en 1985. D’une architecture des années 30, celle villa était recouverte de lierre. Tant à l’extérieur qu’à

l’intérieur, la maison est maintenant une véritable vitrine de ses talents artistiques. D’un charme fou, des fresques en trompe-l’œil permettent ‘habiller les façades. La personnalité de la Nyonnaise se décline en plusieurs facettes et c’est d’autant plus le cas en peinture. Elle cumule plusieurs spécialités (diptyques d’angle, portraitiste animalière, portraitiste des mains, nouveaux-nés et bébés, paravents bibliothèques et trompe-l’œil ou fresques, qui lui permettent d’accompagner les élèves de son école dans une multitude de domaines. « L’art pour moi est une Vade Mecum fantastique, je fais corps avec lui », s’enthousiasme-t-elle.

 Philippe Cadoux


Il est dit 

La Côte du 17 octobre 2008

Nyon       Un artiste hors du commun

Un claqueur de doigt (de pieds) creuse à la mine du Box-son ».

 Pour les 10 ans de son école de dessin, Estelle Schmidheiny a fait venir Fabrice Martin pour interpréter un air de claquettes. Un air, parce que pour ce claquettiste acharné, cette pratique est à la fois une danse et une musique. « Des capsules de bouteilles, ou des morceaux de bois fixés sous les chaussures », c’est Ainsi qu’il décrit l’origine des claquettes. Le nouveau spectacle de sa compagnie, actuellement en tournée, s’appelle « Box-son ». Un sacré remue-ménage sur le thème de la mine porté par une douzaine de danseurs et musiciens  

Pratiquement né avec les fers de claquettes sous les pieds, Fabric Martin a été sacré quadruple champion du monde de sa discipline, lors du concours international de New-York. C’est dans la « ville qui ne dort jamais » que Fabrice Martin s’est fait les pieds. « C’est vrai qu’entre aller au gymnase ou partir à New-York, je n’ai pas hésité longtemps », souligne l’artiste.

A 36 ans, Fabrice Martin n’est pas prêt de s’arrêter de bouger. Tombé dans cette passion lorsqu’il avait 5 ans. Il use et abuse des paires de chaussures. « Ces souliers se réparent, mais, de toutes façons, puisqu’on est sans arrêt sur les pointes et les talons, c’est normal qu’elles s’usent vite ».

L’école qu’il chapeaute, après son père et son grand-père, est bien vivante. Même si le monde des claquettes est peu connu du grand public, ce que Fabrice Martin regrette un peu : « à New-York, on voit souvent des gens faire des claquettes dans la rue. »; Mais il reste confiant : « ici, ça viendra… A Avignon, avec « Box-Son », nous avons eu du succès, car la différence attirait les spectateurs… »

                                                                                                               Cécile Gavlak

Il y a quelque temps, Fabrice Martin est venu à l’école de dessin 
l’Alpage, pour une démonstration.

 


Il est dit La Côte du 26 septembre 2008

La Côte +

Une fête rythmée par les claquettes

 

Estelle Schmidheiny répète sans cesse qu’elle est fière de ses élèves.

Samedi, l’école de dessin nyonnaise l’Alpage sera en fête pour ses 10 ans. Le grand événement, c’est sans nul doute la prestation de Fabrice Martin, quadruple champion du monde en claquettes. « Je l’ai rencontré dans le cadre de mes cours de claquettes à Prangins », raconte Estelle Schmidheiny, directrice de l’école. Depuis une décennie, cette passionnée de peinture use du même cheminement d’apprentissage avec ses élèves, enfants et adultes. Méthode qui semble être un succès. Les visiteurs pourront admirer l’exposition annuelle des travaux d’élèves, qui porte cette fois-ci sur le thème du cirque. Si près de 100 personnes sont attendues, la fête est accessible uniquement sur invitation.

CLAK

             


Il est dit 

La Côte 9 juin 2006

Nyon – Art

 Coup de cœur et fraternité couplés en expo 

La galerie Artisti propose une exposition originale pour ses dix ans. 

«Je choisis les œuvres au coup de cœur et je travaille dans un esprit de fraternité avec les artistes » 
explique Rosmi Gargantini, propriétaire de la galerie Artisti. Voilà pourquoi, pour fêter les dix ans de la sa galerie, elle a demandé à la septantaine d’artistes qui y ont exposé de créer deux œuvres autour des thèmes coup de cœur et fraternité. « Je ne privilégie pas un style de peinture particulier pour ma galerie, il faut que ce soit beau, que j’aie un coup de cœur », affirme-t-elle. 

Quant à l’aspect de la fraternité, elle explique comment elle a besoin d’instaurer un vrai rapport 
d’amitié et de confiance avec les artistes. « Mais je veux aussi que la galerie soit un lieu empreint 
de fraternité et de convivialité » ajoute-t-elle.
Les sculptures ou les verreries sont toujours associées à des peintures, car pour Rosmi Gargantini 
chaque exposition est un mariage.

 

 


L’artiste Estelle Schmidheiny a peint le nom des artistes 
qui exposent pour les dix ans de la galerie.

« Les œuvres que je couple doivent s’harmoniser et pas se tuer », explique- t-elle. Et quelles sont ses coups de cœur dans cette expo- sition ? Elle évoque le souffleur de 
verre Pierre Henny, le peintre Stephan Boffejon, la sculptrice Rosa Serra ou encore 
Estelle Schmidheiny. 
A noter que trente artistes seront présents pour le vernissage ce week-end. 

Delia Collardi

 


Il est dit 

L'Illustré du 22..2.2006

Je m’essaie

au dessin et à la peinture

 

Tourbillonnante d’idées et de fantaisie, l’artiste peinture Estelle Schmidheiny, qui pratique notamment l’art du trompe l’œil, propose à chacun de manier pinceaux, crayons ou fusain dans l’ambiance conviviale  de son atelier. L’élève est suivi et évolue dans le respect de ses goûts et envies. Des cycles sont aussi prévus lors des relâches.

 


La Côte du 3-4-.12.2005

 

Vu pour vous

Nyon

Dommage ! Hier soir sur la place Perdtemps, la première édition du Téléthon organisé à Nyon a reçu ses premiers convives sous une plui8e battante. A peine le décor posé que les gouttes ont commencé à tomber. Ce qui n’a pas pour autant empêché quelques courageux (ici Estelle et Véronique), camouflés sous des toiles cirées, d’entamer la gigantesque toile…de tissu.


Armées d’un pinceau, les artistes ont laissé leur créativité s’exprimer, sous les encouragements de Jean-Marc Richard. L’homme de radio a inauguré la manifestation qui se poursuit aujourd’hui jusqu’à minuit ! 

Il est dit 

La Côte du 8 août 2005

Page 1

Un sculpteur sur bois donne vie à deux immenses girafes.

Insolite.

Devant la nécessité de couper ses 2 thuyas desséché, une artiste nyonnaise a mandaté un sculpteur sur bois pour en faire 2 immenses girafes. Au chemin de Bonmont, cette initiative suscite l’enthousiasme. Sylvio Asseo a déjà fini le premier animal et l’a doté d’un regard empreint de dignité. Il débute aujourd’hui la sculpture du second. Le public est invité à suivre ce processus de création.

La première girafe est déjà visible. Sylvio Asseo 
débutera aujourd’hui la seconde. 

page 5


Deux thuyas renaissent sous la forme de girafes.

Obligée de couper ses arbres desséchés, une artiste nyonnaise a fait appel à un sculpteur sur bois. De sa tronçonneuse sont nées deux girafes.
Depuis plus d’une semaine, pas un jour ne s’écoule sans que les voisins d’Estelle Schmidheiny ne s’arrêtent  un instant pour observer Sylvio Asseo à l’œuvre :

Installé sur son échafaudage devant l’entrée d’une maison rehaussée de nombreux trompe l’œil, ce sculpteur sur bois a reçu pour mandat de transformer deux hautes souches de thuyas en girafes. « J’étais obligée de faire abattre ces arbres et j’ai eu envie de faire en sorte qu’ils continuent à vivre, mais sous une forme différente », explique la propriétaire des lieux. La forme de la girafe était une évidence au vu du matériau de base. Et dans mon évolution artistique, je me suis prise d’affection pour les animaux. « Je les trouvent plus humains que l’homme », relève Estelle Schmidheiny, artiste peintre. 

 

Les 2 thuyas ont été coupés le 23 juin dernier lors de la pleine lune. Un fait qui a son importance pour Sylvio Asseo, artiste indépendant installé à Genève : « il y a moins de sève et cela permet au bois de moins craquer durant sa transformation ». « Avant de me mettre au travail je me suis mis en phase avec l’arbre, j’ai fait appel à certaines énergies », souligne-t-il.
Le sculpteur a donné un véritable regard à la girafe. Sylvio Asseo est déjà arrivé au bout de sa tâche en ce qui concerne la première girafe et il l’a dotée d’un regard expressif. Il a bien compris que cette girafe a un air digne.

« Elle toise, et c’est pour garder cette notion de dignité que j’ai choisi de faire sculpter deux fois le même animal. Je voulais éviter le côté zoo », relève Estelle Schmidheiny.


Comment s’appellera ce couple insolite qui suscite l’enthousiasme du quartier ? « Octave et Octavie », répond-elle d’un air décidé.
Et qui est né en premier ? « Je sens que j’ai sculpté la femelle mais c’est à confirmer », sourit Sylvio Asseo. Vodka, le chat de la maison, n’a lui eu aucun doute quant au fait de retrouver son arbre : il a déjà adopté Octavie comme nouveau perchoir. 

Repères :

4 mètres de hauteur à un mètre près. Octave et Octavie respectent les proportions d’une véritable girafe qui peut mesurer jusqu’à 5 m. de haut. 
Une tonne poids de chacune des girafes en bois.
Trois tronçonneuses pesant entre 3 et 7 kg, elles demandent de la force et de la concentration à Sylvio Asseo qui n’a pas le droit à l’erreur. Dernière phase : poser un enduit de protection pour le bois.

 


 

 
Il est dit : 

La Côte du 16.12.2004 

L’artiste peintre E. Schmidheiny 
est débordante d’énergie


L’Alpage (l’Atelier Ludique Pour Artiste & Galerie d’Exposition) est né il y a 7 ans, lorsque l’artiste peintre Estelle Schmidheiny attaquait une nouvelle tranche de vie. Aujourd’hui, alors qu’elle vient de fêter ses 60 ans, sa rencontre avec elle-même est aboutie. Une énergie nouvelle l’envahit, prête à la partager avec ses élèves de l’atelier. « Je suis comme un serpent qui a terminé sa mue. Je me sens une peau toute nouvelle » dit-elle rayonnante.

L’artiste peintre, nyonnaise d’adoption, est-elle encore à présenter ? Ses œuvres telles que ses « diptyques d’angle » ou ses « trompe l’œil »ont fait couler de l’encre ! C’est cette expérience acquise au fil des années, en autodidacte, qu’Estelle Schmidheiny  veut transmettre à ses élèves. 

L’Alpage n’est pas seulement une école d’art, mais un havre de paix, de détente et de régénération. Estelle Schmidheiny étant une artiste pluridisciplinaire, les élèves pourront travailler toutes les techniques. Le programme quant à lui est varié. On commence par apprendre à regarder et l’on enchaîne avec l’esquisse, la structure, comment amorcer sa création, le coup de crayon, oser le mélange des couleurs, la perspective, les ombres, les reflets et bien sûr les trucs et les astuces ! Les cours sont composés de 7 personnes au maximum, de 7 à 77 ans. « Un petit groupe permet d’effectuer un travail personnalisé. Une sorte d’intimité se crée et pousse plus loin la création »

Il est dit :

Estelle Schmidheiny trompe son monde

Depuis 2002, l'artiste nyonnaise touche-à-tout se passionne pour les trompe l'oeil. Elle a commencé par les façades extérieures de sa maison. Le bouche à oreille aidant, des clients lui passent déjà commande.                                               p.4
                           
                                                 
Le monde n'est pas ce qu'il paraît quand Estelle Schmidheiny peint.
Depuis 2002, l'artiste se passionne pour les trompe l'oeil. Elle a commencé par les façades extérieures de sa maison. Le bouche à oreille aidant, elle a trouvé des amateurs intéressés.

Depuis l'an dernier, Estelle Schmidheiny s'est trouvé une nouvelle passion pour les trompe l'oeil. "Les volets de notre maison étaient en mauvais état. nous avons donc décidé de les décrocher mais sans eux, la façade était laide. Nous hésitions à en racheter à cause du prix, d'autant que nous  ne les utilisions jamais; ils étaient juste décoratifs. Jusqu'au moment où mon mari a lancé l'idée des trompe l'oeil."

 

La Côte Week-end du 5 septembre 2003


Le projet était à la portée de cette artiste touche-à-tout qui s'était déjà essayée au trompe l'oeil, en peignant notamment des bibliothèques sur des paravents.


Avec Marie-Hélène Gruau, une des élèves de son école de peinture, elle se lance dans ce chantier et s'attaque à l'une des façades de sa maison. Cette année, un deuxième côté s'enrichit de décorations. Sous le pinceau des deux peintres fantasques, Alfred l'écureuil, Basile le perroquet, Nestor le poisson rouge et P'tit Léon, réplique du Manneken Pis prennent vie. Estelle Schmidheiny ne compte pas s'arrêter  en si bon chemin. Grâce au bouche à oreille, elle est sollicitée pour créer des fresques : un paysage toscan pour un EMS de Renens et un aquarium dans un saut de loup (puit de lumière) pour une voisine. Elle planche sur un projet de 80 m2 à Nyon, d'autres devraient se concrétiser à Lausanne et à Etoy. "Le trompe l'oeil est un travail fascinant. On peut faire des choses extraordinaires sans trop forcément investir", explique la Nyonnaise. "En plus, le travail est respecté par les taggeurs. A Nyon, le forum n'a jamais été touché. Et à Lyon où il y a de très nombreuses fresques, les oeuvres n'ont pas été détériorées." Sur sa lancée, Estelle Schmidheiny  a suggéré à la commune de lancer un concours d'idée pour animer les murs de la future gare souterraine du Nyon-St-Cergue.

Les trompe l'oeil sont soumis à autorisation

Réaliser un trompe l'oeil sur les murs de sa propre maison est soumis à autorisation communale. la démarche est identique si l'on souhaite changer la couleur de ses volets ou peindre en rouge sa demeure. L'idée est de ne pas gêner les voisins et de faire en sorte que le dessin s'intègre dans l'environnement. Selon la situation de l'habitat, la Commission de l'urbanisme peut même être saisie. A Nyon, selon le service concerné, les demandes sont rares. A son initiative, des dessins géométriques sont venus animer la façade borgne d'un nouvel immeuble à l'avenue Cortot. Les trompe l'oeil de la ville sont localisés à Rive (immeuble Fleur de Lys), sur le mure de l'ancienne manufacture de la porcelaine, au Forum, et sur un immeuble du Reposoir.

     

     

 

24Heures du  6 août 2002

 

Il est dit :

Nyon
Peinture qui trompe énormément

                          (photo)
Estelle Schmidheiny (devant) a dessiné des faux volets sur sa maison. Et elle enseigne son art.                                        
Les détails p. 21
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Nyon insolite

Volets en trompe l'oeil
Estelle Schmidheiny ne voulait pas réparer les persiennes de sa maison. L'artiste les a donc peintes sur la façade.
                           (photo)
Estelle Schmidheiny (devant) et son élève Marie-Hélène Gruau jouent ensemble des pinceaux.

Les apparences sont trompeuses. Sur le mur ouest de la maison d'Estelle Schmidheiny, l'illusion est parfaite. les volets ne sont plus là, mais il existent encore. En forme de trompe l'oeil. "Au lieu de réparer mes volets, j'ai décidé de les peindre à même la façade. Je ne les fermais jamais, alors autant les enlever.  Reste qu'une maison sans volets ça fais moins joli. J'ai donc fait d'une pierre deux coups (de pinceau), remplaçant une corvée par un plaisir." Dans sa tâche, l'artiste peintre nyonnaise est aidée par une élève Marie-Hélène Gruau. "Nous sommes d'authentiques aventurières du pinceau", note Estelle. Histoire d'égayer l'oeuvre, l'intéressée a ajouté deux touches artistiques. A savoir un perroquet et un écureuil baptisé Alfred. Je ne voulais pas choquer et encourir les foudre de la commune qui m'a donné son aval. Autrement dit, elle ne voulait pas peindre le diable sur la muraille. L'an prochain, des glycines prendront place sur le devant d'une maison-galerie de 1932, pleine de charme, qui recèle, de la cave à l'étage, quelque 250 pièces.

Atypique
Cadre, notamment dans l'hôtellerie et l'immobilier, puis chahutée par les aléas de la vie, Estelle ouvre en 1998, alors qu'elle arrive en fin de droit, un atelier de peinture l'Alpage (Atelier Ludique pour Artistes & Galerie d'Expositions). Au vocable éclectique, elle préfère celui d'atypique pour qualifier son côté multidisciplinaire : diptyques d'angles, bibliothèques en trompe l'oeil en forme de paravent, représentations de mains et de nouveaux nés, aquariums avec fonds marins en relief et natures vivantes et végétales  par opposition aux natures dites mortes. "En passant d'un genre à l'autre, je me régénère pour le suivant. Je pourrais peindre vingt-quatre heures sur vingt-quatre". Dans cette perspective, ses nuits sont aussi belles que ses jours.

Patrick Testuz

 

 
     


 
   

Il est dit :

Activité insolites

Nyon - Une artiste très créative
Estelle Schmidheiny peint ce qu'elle invente

A côté de l'Alpage, son école à peindre, c'est pour s'inspirer et mettre ses idées en oeuvre que cette artiste originale a choisi l'air de Nyon comme résidence.

Depuis toujours, elle a une notion précise de ce qu'elle veut. Et c'est délibérément qu'un beau jour de 1985, elle a jeté son dévolu sur Nyon et  la maison que, depuis, elle habite au chemin de Bonmont. Hors du commun, Estelle Schmidheiny l'est par un parcours de conquêtes, dans des domaines aussi divers que l'hôtellerie, l'immobilier, les assurances ou le placement de personnel. Elle  y jouait un rôle moteur.

 

La Côte du 26.4.2002

 


Et l'art visuel ? "Depuis toute petite, j'aimais les dessins animés et les personnages de Wald Disney. Je croquais les 7 nains. A vingt ans, l'âge des idoles,  je faisais le portrait de chanteurs, de grands acteurs." Après ? Une longue interruption de la pratique artistique. Maintenant, son inspiration vient d'ailleurs. Par son mariage, elle a rejoint une part féminine d'elle-même, avec ce désir de donner une âme à l'intérieur. La décoration de l'habitat., c'est un truc de bonnes femmes. Là rien de plus naturel, voire de banal en somme. Mais c'est sans compter avec l'impératif pour cette artiste de défier l'ordinaire. "J'étais préoccupée par l'animation des coins en particulier. D'habitude on y pose une lampe ou ne plante verte. J'ai pensé faire autre chose." Des Tableaux ... Mais une seule toile n'aurait pas suffit, selon elle, pour habiller l'angle. D'où deux oeuvres qui (cheminement de la pensée) devaient s'harmoniser, se répondre. D'où le concept de diptyque. J'ai essayé. Ca fonctionnait. Et voilà comment on peut découvrir sa collection de diptyques d'angle chez Estelle Schmidheiny.

Aujourd'hui, elle relève un nouveau défi : casser la fermeture du coin, le faire jaillir, saillir ou se creuser visuellement : "je vais pousser la recherche". En vérité, le trompe l'oeil, c'et son dada. Et là encore, qu'est-ce- qu'elle nous fait ? Des bibliothèques, des aquariums ! Pour l'instant ses livres occupent les rayons de paravents à deux ou trois pans. "C'est venu d'un paravent que j'avais hérité de ma mère. J'y ai mis des toiles à la place du tissu." Mais ses bouquins peuvent courir partout, selon les goûts : sur les murs, les buffets anciens, les portes coulissantes.... Leurs titres font des jeux de mots, profèrent des coups de gueule, racontent des histoires, évoquent l'actualité : des Sept péchés capitaux aux Sept Merveilles du Monde, des Pieds Nickelés à Jules Verne, les Clés du Royaume de Cronin deviennent ici Les clés de nos Royaumes par Fergy et Diana... Mais il faut bien regarder pour tout lire. L'honneur est sauf grâce à la grande allure visuelle des oeuvres. Et les poissons, alors ? "C'est un univers fabuleux. L'une de mes élèves désirait épaissir sa peinture, peindre à la spatule. On y ajoute du mortier. C'est ainsi que j'ai commencé à créer en relief des fonds marins auxquels j'ajoute de vrais coquillages." Un monde reposant qui ne risque pas de faire tache. Les jours où elle abandonne sa carrière personnelle, Estelle Schmidheiny les consacre à ses élèves de l'Alpage (Atelier Ludique Pour Artistes en herbe et Galerie d'Expositions). Ils sont une trentaine à fréquenter ses cours, à se perfectionner en dessin, huile et acrylique.

                                                                                                                                          Marie-Jo fournier
 

     


 
   


Revue Accrochages No 5 / mars 1999

Il est dit :

...Il n'était pas question pour cette nyonnaise d'adoption, arrivée à Lausanne en 1948, de faire des Beaux Arts.

Ni sa famille, ni sa ville natale de Zürich ne pouvaient considérer cette démarche comme sérieuse. Après un parcours plus conforme qui vont la mener à la direction de trois sociétés de services à Lausanne et Genève, c'est la cassure.

Bénéfique disent certains, car n'ayant plus rien à prouver  ni à perdre, Estelle Schmidheiny ose. Elle ose l'impensable, faire peintre. Qui plus est, elle, l'autodidacte, ouvre une école à peindre ! Pour mieux apprendre confie-t-elle malicieusement.

Depuis 1990, Dieu sait si elle a appris ! Des bibliothèques en trompe l'oeil, en passant par le portrait, les diptyques d'angle, au portrait des mains qui parlent qui expriment par le geste toute la richesse de la communication.

 

Le Musée de la main à Lausanne l'invite immédiatement à venir exposer ses oeuvres. Celui plus ancien de Wolnzach en Allemagne fait une demande similaire pour la fin de l'année.

Genève lui demande de créer une oeuvre de 16 m. x 13 pour des façades. Quelle revanche sur le pas sérieux !  Depuis 1991, Estelle Schmidheiny a participé à une vingtaine d'expositions en Suisse et c'est en voisine qu'elle vient pour la première fois exposer en Galerie à Nyon.

Alan Woods

 



 
     
Il est dit :

Nyon  exposition

Elle fait parler les mains

Estelle Schmidheiny , artiste peintre exerçant son art à Nyon, s'est spécialisée dans la représentation des mains. Dans sa maison, située 4, chemin de Bonmont, on peut admirer de nombreuses oeuvres tout à fait surprenantes, consacrées aux mains, sous toutes les formes possibles.

 

La Côte du 19.8.1998


 
   


 
   
Il est dit :

Nyon Atelier

Une artiste en fin de droit réagit

Estelle Schmidheiny ouvre un atelier de dessin et de peinture.
 

Journal La Côte
 du 11 février 1998

 

  Ancien cadre de l'immobilier, elle a depuis 10 ans développé sa passion pour la peinture, travaillant sans relâche et se faisant connaître avec ses originaux diptyques d'angle. Pour vivre, elle a accepté quantité de jobs ponctuels, parfois très farfelus.

Si je ne suis  pas partie dans la déprime  c'est grâce à la peinture dit cette femme  résolue qui, arrivant en fin de droit, refuse de se laisser  abattre et se lance  à l'eau  en  créant  un atelier de peinture  pour enfants  et adultes. Il aura comme nom l'Alpage (Atelier Ludique Pour Artistes en herbe et Galerie d'Expositions) et s'ouvrira en février. "Je désire que ce soit un lieu où les gens puissent découvrir ce qu'ils ont au  fond d'eux-mêmes. Qu'ils  s'ouvrent  à l'expression artistique, à la peinture instinctive, sauvage, en se laissant peut-être porter par la musique. Parce qu'elle aide à s'ouvrir, à lâcher ses amarres. Ce sera une initiation au dessin et à la peinture, afin de donner aux gens des connaissances  élémentaires leur permettant de trouver leur voie."

Les mains nous interpellent, elles sont parlantes.

En parallèle, Estelle Schmidheiny désire se faire un nom en tant que manu-pourtraitiste (du vieux français pourtraire, dessiner). "Parce que les mains sont un sujet superbe. Elle nous interpellent, elles sont parlantes, expressives. Elles sont toujours différentes . Elles expriment tant de choses... c'est fascinant dit Estelle" qui a encore d'autre projets en tête, comme donner des cours dans des EMS ou faire des après-midi créatives, centrées sur l'artisanat.

Françoise Gentinetta


 
   

 

 

Il est dit :

Passion

Nyon Portrait

Estelle Schmidheiny manie l'art d'habiller les coins.

Femme d'affaires devenue peintre afin de se réaliser totalement, elle ouvre les portes de sa maison pour partager ses coups de coeur et ses diptyques d'angles.

Elle est née à Zurich, a fait ses classes à Lausanne où elle a également dirigé une affaire, en a fait de même au bout du lac ou ailleurs, pour répondre finalement à l'un de ses premiers coups de coeur : s'installer à Nyon,  dans une villa baptisée alors maison de la Sorcière. "Oui c'est vrai commente Estelle Schmidheiny. Je l'ai achetée en 5 minutes mais depuis, mon mari et moi, nous l'avons faite revivre en lui redonnant sa fraîcheur."

 

 


Journal La Côte Week-End
du 20 septembre 1996

 

Plus de mystères ni de maléfices en tout cas, puisque, au contraire, les portes en sont ouvertes et les amis, comme les autres, sont conviés à partager les coups de coeur d'une artiste qui s'est faite elle-même malgré un nom sans doute difficile à porter dans un tel milieu. "J'aurais voulu faire les Beaux Arts, mais mes parents n'ont pas voulu. Aussi parallèlement à un apprentissage suivi dans une étude d'avocats, je dessinais des nains et des mains..." "Puis après des expériences enrichissantes sur le plan personnel uniquement, comme la direction d'un restaurant ou d'un hôtel, par exemple, ou d'autres comme l'immobilier, les assurances ou le placement de personnel, où j'ai obtenu quelques succès, je me suis aperçue que si ma vie était riche, je passais pourtant mon temps à perdre."

C'est alors le mariage, l'arrivée à Nyon et le désir de peindre autrement, car de ces époques mouvementées restent des traces picturales qu'il est intéressant de comparer avec le travail actuel.

"Ici il y a de la place pour peindre et, en plus de la maison, je dois préciser que mon mari a joué un rôle capital dans ma vie, puisqu'il m'a ancrée !."

La crise venue, une crise qu'elle déclare avoir senti arriver, Estelle Schmidheiny commence alors sa métamorphose. Sans travail, je me suis lancée à fond dans la peinture ce qui m'a permis d'abord de ne pas sombrer puis de me découvrir... "Je suis devenue sauvage en quelque sorte, finalement moi-même." Arrive ainsi le temps des premières exposition, dès 1991 et des premiers prix. "Même si je ne suis pas timide, je reconnais avoir eu les jambes en coton en recevant des prix pour ma peinture. Moments fantastiques !." Préférant le monde sincère des amis à celui sophistiqué du milieu artistique, Estelle Schmidheiny choisit maintenant une façon personnelle de montrer des oeuvres qui ne le sont pas moins.

En plus d'une série de portraits ou de toiles très symboliques d'une époque où - selon sa propre expression - elle roulait les mécaniques, l'artiste nyonnaise qui peint en musique (de la Country et des deux mains simultanément présente de séduisants diptyques d'angles. Mobile, puisque monté sur charnières, le diptyque est composé de deux toiles travaillées en un seul sujet et fait pour habiller les angles. "J'estime que les angles méritent d'être ouverts et, fascinée par eux, je les ouvre au-delà de la réalité des murs."
Aussi, dès le seuil de la maison d'Estelle Schmidheiny franchi, cette forme d'art en coin permet au visiteur de s'évader et, comme la balade se poursuit à travers chacune des pièces, le rêve ne fait que s'amplifier.

                                                                                                                                                  Pascal Hoffer
 

 
   


 
   

Le Matin
du 7 novembre 1992

 

Il est dit :
 

Des huiles aux cimaises
                        
(photo)

Estelle Schmidheiny

L'artiste présente ses curieuses trouvailles.

Passionnée par les perspectives, quitte à les contrarier, l'artiste nyonnaise Estelle Schmihdeiny s'est mis en tête d'habiller les angles des murs. Normal pour un ancien cadre de l'immobilier sans emploi ! Estelle présente ses curieuses trouvailles à l'expo Neuch'Arts qui s'est ouverte hier.

Autodidacte, l'artiste revendique la paternité de son système de diptyques d'angles composé de deux toiles travaillées en un seul sujet. Les thèmes explorés dans ses oeuvres peintes à l'acrylique poussent à l'évasion au-delà de l'horizon où pointe la lumière. Je ne suis pas encore au bout de mon raisonnement ni n'ai exploré les possibilités que je peux en tirer.

V.D.